

En 1837, deux commissions sont créées au niveau national :
le comité des Arts et Monuments (ministère de l’Instruction publique) dont la mission consite à étudier et inventorier les monuments de France;
la commission des Monuments historiques ( ministère de l’Intérieur) chargée d’examiner les demandes de subventions, de dresser la liste des monuments qui méritent d’être classés.
Vue de l'ancien doyenné de Bordeaux, Gustave Labat,
1864, A.D. 33, 162 T 08
Le préfet, le baron de Sers, sur la demande du Conseil général et après avoir consulté l’Académie royale des sciences belles-lettres et arts de Bordeaux, prend un arrêté le 26 mars 1839 portant création de la commission départementale des Monuments et Documents historiques de la Gironde.
Organe officiel de l’administration, son bureau est installé dans les locaux de la préfecture.
le réglement de la commission
Lire le réglement de la commission, 1844,
A D. 33, 155 T 1 A
Arrêté du 26 mars 1839, création de la commission départementale des Monuments historiques de la Gironde, A D. 33, 155 T 1 A
La commission des Monuments historiques de la Gironde est chargée des missions suivantes :
Les fonds alloués par le Conseil général sont destinés à couvrir les frais de fonctionnement (déplacements des membres, fouilles archéologiques, confection des plans, dessins et études graphiques destinés à l’album, impression du rapport annuel, traitement d’un employé de bureau). Les membres ne sont rétribués que du prestige que leur confère l’appartenance à cette assemblée.
Des rapports annuels d’activité
Chaque année, le bureau présente au préfet un rapport sur les travaux de l’année précédente. Soumis au Conseil général, celui-ci conditionne le vote du budget annuel de la commission.
Vue de l'ancien doyenné de Bordeaux, Gustave Labat,
1864, A.D. 33, 162 T 08
La commission est le principal acteur, sous la Monarchie de Juillet, en ce qui concerne le classement et la restauration des Monuments de la Gironde. Sous le Second Empire, elle s’efface peu à peu devant l’administration de l’Etat et doit se contenter d’un rôle de partenaire. Elle cesse de publier le résultat de ses recherches en 1866. Sous la Troisième République, elle est progressivement exclue de la vie des Monuments historiques par la mise en place d’un service départemental des Monuments historiques et la création d’un corps d’architectes ordinaires chargés des restaurations sous la responsabilité des architectes en chef. L’examen des projets de bâtiments civils devient son activité principale jusqu’à la seconde guerre mondiale qui marque la fin de son existence.